boucle de spa 2014 volvo 319  0118

 

Le rallye de régularité impose à chaque équipage (Pilote et co-pilote), aux commandes d'une automobile, de parcourir un trajet défini en un temps défini. Toute déviation sera pénalisée, et l'équipage ayant reçu le moins de pénalités sera gagnant.

 

En anglais, TSD rally: Time, Speed and Distance.

 

 

 

Les rallyes de régularité pour véhicules anciens se déroulent sur la voie publique, donc pas en boucles fermées, et la vitesse moyenne ne peut jamais dépasser les 5O Km/h et ce avec des véhicules âgés de plus de vingt ans (Attention : en Belgique les véhicules doivent être d'avant le 31.12.1975). Ces rallyes se passent sous la houlette de la Fédération Belge des Véhicules Anciens qui délèguent sur place à chaque fois deux contrôleurs pour suivre l'événement et de faire rapport de toutes irrégularités notées dans le chef des organisateurs ou des participants.

 

Ces rallyes se déroulent selon les règlements en vigueur à la FIVA (Fédération Internationale des Véhicules Anciens). Le grand avantage d'y participer est qu'il ne faut pas obligatoirement être titulaire d'une licence. Seule un passeport FIVA (International Identity Card dénommé populairement passeport FIVA) pour le véhicule est exigé. Vous en apprendrez plus à ce sujet sur le site de la FBVA notamment sur la façon d'obtenir un tel passeport FIVA.

 

 

 

Les célèbres tables de moyennes

 

Tous les équipages utilisent des tables de moyennes, pour rapidement savoir si ils sont en avance ou en retard.

 

Vous pouvez vous procurer un tableau excel qui vous aidera à calculer le temps nécéssaire pour parcourir une certaine distance à une certaine vitesse.

 

En pratique

 

Voici comment se passe le début d'une épreuve dans la pratique.

 

La majorité des rallyes exigentent une carte FIVA, sorte de licence pour ancêtre,assez simple à obtenir pour peu que le véhicule soit conforme à l'origine, et relativement bon marché. (www.fbva.be)

 

Le contrôle des documents et contrôle technique

 

Une fois inscrits, vous serez convoqués par l'organisateur pour le contrôle technique et contrôle des documents, souvent le matin même du rallye.

 

D'habitude, on commence par le contrôle des documents, où l'ont doit montrer les papiers du véhicule, permis de conduire et cartes d'identité.  On y reçoit une enveloppe contentant l'horaire des départs et les divers autocollants à appliquer sur l'auto.  On colle tout ce qu'il faut sur l'auto, et on se met en route pour le contrôle technique.  Ce dernier assure que toutes les autos sont en ordre (phares, triangle, trousse de secours, extincteur, ...) et correspondent à la carte FIVA (si requise).

 

Il est important de bien noter l'heure de départ, qui correspond souvent au numéro. Par exemple, le numéro 1 part à 13:01, donc avec le numéro 24, on part à 13:24.

 

Etalonnage

 

Avant le départ, il faut calibrer sont tripmaster, car l'organisateur a peut-être utilisé un modèle qui tire un peu long, ou un peu court, mais toujours homogène.  D'habitude, l'organisateur mentionne un secteur de grand route, et indique par exemple qu'entre la bornes 5km et la borne 8km, il y a en réalité 3.170 km.

 

Dernier Briefing

 

Un peu avant le départ de la première auto, l'organisateur rassemble tous les concurrents, et prévient de certaines corrections à effectuer sur le road-book (que l'on a pas encore reçu), comme par exemple: "A la note 5 de la page 4, la route à négliger venant de la gauche est en fait une entrée de parking".

 

Le navigateur se doit de bien noter toutes ces indications (mon navigateur, en note une par post-it, pour facilement les ajouter sur le road-book une fois reçu).

 

Prêt pour le départ

 

Environ 15 min avant le départ, on place la voiture dans la file ordonnée par numéro.  On laisse le moteur monter en température, et on vérifie les derniers points: tripmaster allumé, ceintures bien attachées, ...

 blunik

Ce n'est qu'une minute avant le départ que le navigateur reçoit le road-book ainsi que la feuille de route.  Il est important de bien fixer celle-ci en vue, car elle devra être donnée à chaque contrôleur, et elle indique le temps d'arrivée idéale pour chaque secteur.

 

L'exemple repris ci-dessous montre une étape divisée en 7 secteurs.  L'heure de départ est 14:08, et 4 contrôles ont déjà été franchis, tous parfaitement dans les temps.  On peut par exemple vérifier que pour le premier secteur, l'heure d'arrivée idéale au CH6 est 14:08' + 13', ce qui vaut 14:21, l'heure indiquée par le commissaire dans la colonne "Pointage".  Une colonne "Concurrent" permet au navigateur d'inscrire à l'avance l'heure idéale de fin de secteur pour éviter les calculs de dernière minute.  Cependant, il vaut mieux n'en préparer que le prochain, car sinon, un retard sur un des secteurs demanderait un re-calcul des temps de passage puisque l'on ne rattrape jamais le retard d'un secteur lors des suivants.

 

Notons qu'au CH9, j'ai pris 10 minutes de retard, le temps idéal est de 15h45. Et après cela, j'ai du abandonner pour cause mécanique (Le correcteur d'avance s'est détaché, et je n'ai pas compris ce qui se passait).

 

L'exemple illustre aussi les CP (Controle de passage), dont la majorité sont des "non-humain", c'est à dire des petits panneaux de l'organisateur sur lesquels figurent une lettre qu'il faut recopier sur la feuille de route.  Le 10ème et 16ème CP sont "humain", et le commissaire y a soit apposé un cachet soit sa signature.

 

rally régularité

 

Mais, revenons à notre phase de départ, car notre navigateur n'a donc très peu de temps pour lire les premières notes, et indiquer au pilote la vitesse moyenne à suivre pour le premier secteur.  S'il s'agit déja d'un secteur de régularité, il faut le prevenir aussi.  Il choisira donc la bonne table de moyenne.

10 secondes, 5 secondes,  3, 2, 1 et c'est parti.  Le début est sans doute le plus dur car tous les reflexes doivent se remettre en place.  Pas question de foncer donc, mais plutôt de rester bien concentré.

 

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